Interview Sergio Torres Pozas.

Sergio Torres Pozas. Délégué de la Croix-Rouge Espagnole en Burkina Faso.

 

Burkina Faso
Burkina Faso

CCA: Sergio, vous êtes responsable de gestion des données et Suivi-Évaluation pour la partie de Croix-Rouge espagnole du projet  AMiRA (Action pour les Migrants le long de la Route : Assistance Humanitaire), vous pouvez nous parler les objectifs de ce projet?

Sergio: Le projet AMiRA au Burkina fait partie d’un programme régional plus grand auquel participent d’autres Sociétés nationales de la Croix-Rouge et d’autres organismes intergouvernementaux (tels que l’OIM, l’UNICEF et ses partenaires) dont l’objectif principal est de protéger les migrants des dommages et de donner une meilleure connaissance sur la migration pour leurs  permettre de faire les choix bien informés.

Les objectifs du projet sont:

  1. Les migrants et les membres vulnérables de la communauté d’accueil le long de la route migratoire ont amélioré et/ou protégé leur bien-être physique et psychologique.
  2. Les migrants et les membres vulnérables de la communauté d’accueil sont mieux protégés contre les dommages et disposent d’un plus grand choix d’options de services de protection émanant d’autorités et d’organisations mieux informées et connectées.

Comme cela se produit habituellement avec les initiatives de la Croix-Rouge, le renforcement des capacités est également un élément important, non seulement pour la société nationale hôtesse, mais également pour le gouvernement et les services publics.

CCA: Le projet AMiRA assiste seulement des migrants?

Sergio: Tenant compte de nos principes fondamentaux, le mandat de la Croix-Rouge est d’aider les plus vulnérables. Cela signifie que même lorsque les migrants en transit sont la cible principale du projet, les services sont également ouverts aux plus vulnérables des communautés d’accueil. Nous travaillerons en partenariat direct avec les services locaux, qui renverront ces cas à nos installations.

D’autre part, le projet n’a pas pour objectif de créer un système parallèle pour les migrants mais de leur offrir une meilleure protection et de renforcer les capacités des services locaux.

CCA: Quels sont des services que vous offrez aux migrants  et aux réfugies?

Sergio: Les activités menées par la Croix-Rouge burkinabé sont classées sous trois axes:

  • Mise en œuvre d’un réseau des cliniques mobiles pour fournir soins de santé de base et mener des activités d’éducation sanitaire, de promotion de l’hygiène et donner des informations sur la migration sécurisé.
  • Mise en place de centres de conseil aux migrants, avec activités de soutien psychosocial et d’un système d’orientation de protection et de points d’information pour garantir une prise de décision volontaire et sûre et toutes les informations nécessaires pour atténuer les risques éventuels. En plus, les centres fourniront une assistance humanitaire aux plus vulnérables pour répondre à leurs besoins essentiels (par exemple, nourriture, articles non alimentaires, abri)
  • Activités de communication et séances de sensibilisation, en collaboration avec des associations communautaires de base, axées sur la migration, les droits des migrants et les risques liés à la migration.

CCA: Quelles sont des réalisations du projet?

Sergio: Les premiers mois ont été consacrés à l’évaluation des besoins et aux réunions de coordination avec les autorités locales et les partenaires. Nous sommes actuellement en phase de démarrage (en travaillant en partenariat avec le CRBF dans la définition de protocoles, l’achat de cliniques mobiles et de matériel, la rénovation des centres et le recrutement et training du personnel local et volontaires). Nous prévoyons que les activités débuteront à la mi-novembre, donc nous espérons obtenir les premiers résultats à la fin de l’année.

CCA: Où le projet est-il exécuté?

Sergio: Le projet sera mis en œuvre dans les principales zones de transit des migrants au Burkina Faso. Cela signifie que nous allons travailler dans 5 régions:

Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, en tant que principales villes du Burkina, offrent de meilleures communications en termes de transport.

Dori et Fada, car ce sont les principales villes de la frontière avec le Niger (axe Burkina-Niger).

Tenkodogo, considéré comme une source de migrants, constitue également un lien avec le Togo et le Bénin.

CCA: Nous constatons des jeunes immigrent de plus en plus vers Europe, quelles des raisons qui les poussent à risquer leurs vies?

Sergio: Ce n’est pas une question facile à répondre, nous devons tenir compte du fait que la plupart des flux migratoires en Afrique sont intracontinentaux et que les raisons peuvent varier beaucoup en fonction de nombreux facteurs. Donc, Je me référerai aux résultats des évaluations effectuées la région.

Surtout, les jeunes migrants cherchent un avenir meilleur, de meilleurs salaires et des possibilités d’emploi plus larges. Qui les pousse à risquer leur vie peut aussi être lié au manque de connaissances des risques et au manque de sources d’informations fiables. Mais comme je l’ai dit, il n’est pas facile de fournir une réponse standard.

CCA: La sensibilisation que vous faite au profit des migrants à changer leurs attitudes?

Sergio: En tant que membres du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous n’encourageons ni ne décourageons la migration. Notre rôle est de prévenir et d’atténuer les souffrances humaines et, étant que la migration est un phénomène naturel (et plus encore en Afrique de l’Ouest, dont la population est historiquement habituée à migrer), notre objectif est de fournir des informations sur les droits des migrants et les risques de migration irrégulière.

Après cela, le migrant a le droit de choisir son itinéraire de migration, nos activités de sensibilisation ont pour objectif de les aider à faire leur choix avec des informations fiables.

CCA: Quelles sont des difficultés que vous rencontrez sur le terrain?

Sergio: A ce stade, où nous sommes encore en train de définir les services, les principales difficultés sont liées à la manière d’atteindre les migrants en transit et aux moyens de communication avec eux.

Dans le même temps, la redevabilité constitue également un élément important de la communication avec les migrants. C’est un défi étant donné que nous allons travailler avec des populations flottantes.

CCA: Qu’elle est la stratégie à mettre en place pour résoudre des besoins humanitaires des migrants?

Sergio: Le projet vise principalement les personnes en déplacement, ce qui ajoute un défi supplémentaire.

Comme les itinéraires des migrants peuvent varier très fréquemment, les cliniques mobiles ont pour principe de «suivre» les itinéraires afin de pouvoir être flexibles en termes de localisation et d’adaptation au contexte réel.

Une fois que les services du notre projet sont définis et que nous disposons d’une cartographie complète des services existants pour les migrants au Burkina Faso, nous formerons les volontaires de la Croix-Rouge burkinabé à l’identification des migrants vulnérables en fonction d’un ensemble de critères.

Dans le même temps, nous travaillons en partenariat direct et en coordination avec les agences dotées d’un mandat spécifique en matière de migration, comme OIM et l’UNICEF.

Merci beaucoup pour votre collaboration!

 

Entrevista Sergio Torres Pozas. Delegado de Cruz Roja Española en Burkina Faso.

 

Sergio Torres Pozas. Responsable del seguimiento y evaluación del Proyecto «AMiRA» en Burkina Faso. En esta entrevista nos focalizaremos únicamente en la cuestión humanitaria que el Movimiento y las SN intentan dar su apoyo a las personas migrantes.

 

CCA: Sergio,  eres el responsable de la gestión de datos  y el seguimiento-evaluación del proyecto AMiRA (Acción por los Migrantes a lo largo de la Ruta: Asistencia Humanitaria) por parte de Cruz Roja Española ¿Podrías hablarnos de los objetivos de este proyecto?

Sergio: El proyecto AMiRA en Burkina Faso, forma parte de un programa regional más grande, en el cual participan otras Sociedades Nacionales de la Cruz Roja y otros organismos intergubernamentales (tales como OIM, UNICEF y sus socios). El objetivo principal es proteger a las personas migrantes de daños y dar un mejor conocimiento sobre la migración para que puedan elegir estando mejor informados.

Los objetivos de este proyecto son:

  1. Las personas migrantes y los miembros vulnerables de la comunidad de acogida a lo largo de la ruta migratoria han mejorado y/o protegido su bienestar físico y psicológico.
  2. Las personas migrantes y los miembros vulnerables de la comunidad de acogida están mejor protegidos de los daños y disponen de una mayor opción de servicios de protección por parte de las autoridades y organizaciones mejor informadas y conectadas.

Como suele ocurrir con las iniciativas de la Cruz Roja, el desarrollo de capacidades también es un elemento importante, no solo para la Sociedad Nacional de acogida, sino también para el gobierno y los servicios públicos.

CCA: ¿El proyecto AMiRA asiste solo a personas migrantes?

Sergio: Teniendo en cuenta nuestros Principios fundamentales, el mandato de la Cruz Roja es ayudar a las personas más vulnerables. Esto significa que, incluso cuando las personas migrantes en tránsito son el objetivo principal del proyecto, los servicios también están abiertos a las comunidades más vulnerables. Trabajamos en asociación directa con los servicios locales, quienes remiten estos casos a nuestras instalaciones.

Por otro lado, el proyecto no pretende crear un sistema paralelo para las personas migrantes, sino brindarles una mejor protección y desarrollar la capacidad de los servicios locales.

CCA: ¿Cuáles son los servicios que ofrecen a las personas migrantes y refugiadas?

Sergio: Las actividades llevadas a cabo por la Cruz Roja de Burkina son clasificadas en tres ejes:

  • Implementación de una red de clínicas móviles para brindar atención médica básica y llevar a cabo actividades de educación para la salud, promoción de la higiene e información sobre la migración segura.
  • Establecimiento de centros de asesoramiento para personas migrantes, con actividades de apoyo psicosocial y un sistema de orientación de protección y puntos de información para garantizar la toma de decisiones segura y voluntaria; y toda la información necesaria para mitigar los riesgos potenciales. Además, los centros proporcionan asistencia humanitaria a las personas más vulnerables para satisfacer sus necesidades básicas (por ejemplo, alimentos, artículos no alimentarios, refugio).
  • Actividades de comunicación y sesiones de sensibilización, en colaboración con asociaciones comunitarias de base, centradas en la migración, los derechos de las personas migrantes y los riesgos migratorios.

CCA: ¿Cuáles son los logros del proyecto?

Sergio: Los primeros meses se dedicaron a la evaluación de necesidades y reuniones de coordinación con las autoridades locales y los socios. Actualmente estamos en la fase de inicio (trabajando conjuntamente con la Cruz Roja de Burkina Faso en la definición de protocolos, la compra de clínicas y equipos móviles, la renovación de los centros y la contratación y capacitación de personal local y voluntario). Esperamos que las actividades comiencen a mediados de noviembre, por lo que esperamos obtener los primeros resultados para fines de año.

CCA: ¿Dónde se ejecuta el proyecto?

Sergio: El proyecto se implementará en las principales áreas de tránsito de personas migrantes en Burkina Faso. Esto significa que trabajaremos en 5 regiones:

  • Ouagadougou y Bobo-Dioulasso, como principales ciudades de Burkina, ofrecen mejores comunicaciones en términos de transporte.
  • Dori y Fada, porque son las principales ciudades de la frontera con Níger (eje Burkina-Níger).
  • Tenkodogo, considerada una fuente de migrantes, también es un vínculo con Togo y Benín.

CCA: Estamos viendo a jóvenes que emigran cada vez más a Europa, ¿cuáles son sus razones para arriesgar sus vidas?

Sergio: No es una cuestión fácil de responder, debemos tener en cuenta el hecho que la mayor parte del flujo migratorio en África es interregional y que las razones pueden variar mucho en función de numerosos factores. Por lo tanto, me referiré a los resultados de las evaluaciones realizadas en la región.

Sobre todo, los y las jóvenes migrantes buscan un futuro mejor, mejores salarios y más amplias posibilidades de empleo. Eso los hace arriesgar sus vidas, también puede estar relacionado con la falta de conocimiento de los riesgos y la falta de fuentes confiables de información. Pero como dije, no es fácil dar una respuesta estándar.

CCA: ¿La sensibilización que se realiza beneficia el cambio de actitud de las personas migrantes?

Sergio: Como miembros del Movimiento de la Cruz Roja y de la Media Luna Roja, no alentamos ni desalentamos la migración. Nuestro papel es prevenir y mitigar el sufrimiento humano y, dado que la migración es un fenómeno natural (y aún más en África Occidental, cuya población está históricamente acostumbrada a migrar), nuestro objetivo es proporcionar información sobre los derechos de las personas migrantes y los riesgos de la migración irregular. Después, la persona migrante tiene derecho a elegir su ruta de migración, nuestras actividades de divulgación están destinadas a ayudarles a tomar su decisión con información confiable.

CCA: ¿Cuáles son las dificultades que te encuentras en el terreno?

Sergio: En esta etapa, donde aún estamos definiendo los servicios, las principales dificultades están relacionadas en cómo llegar a las personas migrantes en tránsito y cómo comunicarse con ellas. Al mismo tiempo, la responsabilidad también es un elemento importante de la comunicación con las personas migrantes. Es un reto ya que vamos a trabajar con poblaciones flotantes.

CCA: ¿Cuál es la estrategia a implementar para resolver las necesidades humanitarias de los migrantes?

Sergio: El proyecto está dirigido principalmente a personas en movimiento, lo que agrega un desafío adicional.

Como los itinerarios de las personas migrantes pueden variar con mucha frecuencia, las clínicas móviles tienen por principio el de «seguir» los itinerarios para ser flexibles en términos de ubicación y adaptación al contexto real.

Una vez que se definan los servicios de nuestro proyecto y tengamos un mapa completo de los servicios existentes para personas migrantes en Burkina Faso, capacitaremos al voluntariado de la Cruz Roja de Burkina  para identificar a las personas migrantes vulnerables de acuerdo con sus necesidades, en función de una serie de criterios.

Al mismo tiempo, trabajamos en asociación directa y coordinación con agencias dotadas de   mandato específico en materia de migración, como la OIM y UNICEF.

¡Gracias por tu colaboración!

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