Q: Madame, Vous êtes Déléguée Régional du Centre de Moyens d’Existence-Région Afrique à Dakar, pouvez vous nous parler les objectifs du Livelihoods centre?

Le Centre de Moyens d’Existence, est un centre de ressources de la FICR, hébergé par la CR espagnole, qui a comme fonction principale le soutien, le renforcement des capacités et le partager les meilleures pratiques (en matière de Moyens d’existence) avec les Sociétés nationales de la CR/CR.

En ce sens les principaux objectifs du Centre des moyens d’existence (ou de mon travail avec le Centre des moyens d’existence dans la région) sont : le renforcement des capacités des SN à travers de formations, d’ateliers ou de programmes de préparation aux moyens d’existence et de transferts monétaires (cash) ; la création et partage de ressources sur les moyens d’existence (afin de faciliter le travail des techniciens du Mouvement pour la mise en œuvre de ce type de programmes) ; et soutien ou appui technique aux SNH, la FICR et aux PSN pour la mise en œuvre des programmes et opérations en matière de sécurité alimentaire, moyens d’existence et transferts monétaires.

Q: Quels sont les services que vous offrez aux Siciétes Nationales Africaines afin d’atteindre vos objectifs?

Les services, comme mentionné sont principalement les formations et les programmes de préparation ; l’appui technique et la capitalisation, création et partage des ressources.

Voir : http://www.livelihoodscentre.org/    

Q: Combien des Sociétés Nationales ont déjà beneficiés vos services?

J’ai travaillé avec beaucoup de SN. Je suis dans la Région depuis la fin de l’année 2014 (d’abord basée à Nairobi et depuis 2016 à Dakar), depuis lors, je dirais que nous avons soutenu (directement ou indirectement) environ 30-35 SN de la région d’Afrique (en plus du soutien occasionnel dans d’autres régions). Ces appuis ont consisté à : des formations (au niveau régional –ACROFA, Sahel, etc.- ou national), des capitalisations  et des assistances techniques sur le terrain (ou à distance), ainsi que le soutien (depuis fin 2014) aux opérations et programmes de la FICR en Afrique (appels d’urgence / DREFs). 

Q: Quelles sont les difficultés que vous rencontrez?

En général, il y a beaucoup de défis/chalenges dans mon travail et dans la région, mais je crois que le principal est le manque de moyens économiques (financement) pour pouvoir mener à bien des programmes à la fois pour renforcer les capacités des Sociétés nationales dans la région (avec un accompagnement plus étroit, et avec la possibilité de mettre les connaissances en pratique), ainsi que pour la mise en œuvre des programmes et réponses (de moyens d’existence) durables et intégrales à moyen et long termes.

Travailler sur les moyens d’existence dans cette région est essentiel pour pouvoir créer des communautés plus résilientes, capables d’améliorer (par leurs propres moyens) leurs conditions de vie, et capables de surmonter les changements et aux situations chroniques dans un contexte avec des problèmes structurels, et surtout de faire face aux urgences et crises existantes, de plus en plus fréquentes et virulentes du fait des effets du changement climatique ou des conflits.  

Q: Que ce que vous aimez de plus de votre boulot? 

Ce que j’aime le plus dans mon travail, c’est la diversité qui existe, à la fois en termes de thèmes (formations, assistances techniques sur AGRs, indicateurs MdE, etc.) et de partenaires / collaborateurs (grâce à mon travail au niveau régional), ce qui me permet de mieux connaître le Mouvement et de continuer à apprendre.

En retour, j’aime le fait que mon travail ait un sens. Comme je l’ai déjà mentionné, je pense qu’il est fondamental de travailler sur les moyens d`existence dans cette région (et en général), donc toutes les actions, dans tous les domaines de travail (renforcement des capacités, appui technique ou création/capitalisation de ressources) contribuent directement à la réponse du Mouvement afin que les ménages et communautés améliorent leurs conditions de vie en renforçant leurs moyens d’existence.

Q: Pourquoi avez-vous choisit de travailler dans l’humanité?

Parce que cela m’a toujours motivé, j’avais commencé comme jeune bénévole et je suis resté impliqué dans différentes associations de ma ville pendant des années jusqu’à ce que je commence à travailler.

Je suis ingénieure en télécommunications et j’ai travaillé pendant des années comme ingénieur dans le secteur privé. Mais finalement, le désir de « essayer de travailler dans le secteur humanitaire » a été plus fort que la volonté de poursuivre mon travail d’ingénieure. Je me suis donc donné l’opportunité de changer de métier, j’ai étudié un master en coopération, j’ai fait l’ERU de logistique avec CRE, et j’ai quitté mon boulot… et voilà après 10 ans je suis là, à Dakar, avec le Centre de Moyens d’Existence en train de travailler avec la CR… !  Et le meilleur de tout, c’est que ça me motive toujours…

Q: Qu’est-ce qui vous manque le plus de votre pays?

Ce qui me manque le plus, c’est ma famille et mes amis, voir mes neveux grandir ou être proches de mes parents maintenant qu’ils sont plus vieux ; les conversations avec les amis sur politique ou regarder les matchs du Barça… 

En dehors de cela, et peut-être parce que j’ai grandi à Barcelone, je suis très urbaine et il me manque les promenades, flâner dans les rues de la vieille ville et trouver des endroits pour s’asseoir et regarder les gens qui passent.

Mais bref…, je ne peux pas non plus me plaindre, donc Dakar est très proche de chez moi….

Q: Pouvez-vous nous parler de votre vie quotidienne au Dakar?

La vie à Dakar en général est très bonne. Dakar (à l’exception de ses embouteillages :-p) est une ville très facile à vivre ou on peut trouver presque tout, elle est accueillante (il ne faut pas oublier que le Sénégal est le pays de la Téranga)  et vibrante, avec beaucoup de vie culturelle, et la MER !

En ce qui concerne mon travail, le fait d’avoir une position régionale, fait d’une part, je voyage beaucoup et que d’autre part, un pourcentage important de mon boulot est en ligne. L’avantage de Dakar, par rapport à mon poste, est qu’il s’agit d’un hub régional, ce qui permet et facilite d’avoir une bonne coordination avec les autres partenaires du mouvement et avec les autres acteurs humanitaires.

Q: Quels sont les conseils que vous donnerz aux futures délégués?

Trouver un équilibre entre le travail et la vie personnelle.

Avoir et maintenir l’enthousiasme et la motivation pour le travail qu’ils font, continuer à apprendre (comme source de motivation) et être patient / persévérant car les résultats ne sont pas atteints rapidement (et cela peut parfois frustrer).

Merci pour tout.

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